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Archive du débarquement en Provence, 1944Archive · US Navy

Mémoire · La Londe et la Provence

Août 1944,
la liberté revient.

15 août : le débarquement en Provence. 17 août : la libération de La Londe. Des dates proches, des combats et des mémoires qu’il faut raconter avec précision.

Embarcations de débarquement américaines sur une plage de la baie de Cavalaire, le 15 août 1944.

Baie de Cavalaire, 15 août 1944 : une archive de l’opération Dragoon. Cette photographie ne représente pas La Londe.

U.S. Navy / Naval History and Heritage Command, 80-G-59475 — domaine public, via Wikimedia Commons.

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Le territoire

Aujourd’hui, on traverse une place, on passe un pont, on prend la route de la plage. En août 1944, ces mêmes lieux pouvaient être un obstacle, une position de combat ou le chemin d’un départ sans retour.

Raconter la Libération, ce n’est pas seulement retrouver des véhicules anciens et des drapeaux. C’est remettre des personnes, des décisions et des pertes humaines derrière les dates. À La Londe, le 17 août 1944 est un repère de cette histoire ; il ne désigne pas la libération de tout le sud de la France en une seule journée.

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Mémoire

15 août : le débarquement en Provence

L’opération Dragoon, d’abord appelée Anvil, débute dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Les opérations aéroportées et les actions de commandos précèdent les débarquements sur les plages entre Cavalaire et Saint-Raphaël.

Le dispositif allié associe notamment les forces américaines et l’armée B française commandée par le général de Lattre de Tassigny, avec un important appui naval et aérien. Les résistants contribuent à la progression et aux actions contre les forces d’occupation.

Il ne s’agit pas seulement de gagner du terrain : la prise des ports de Toulon et Marseille doit aussi permettre le ravitaillement des armées alliées. La bataille se poursuit après le premier jour du débarquement.

Source : ministère des Armées — Août 1944, le débarquement de Provence.

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Mémoire

17 août : La Londe est libérée

Le Chemin de la Mémoire La Londe 1942–1944, présenté par les offices de tourisme et porté par le Souvenir Français avec la commune, rappelle la libération du village le 17 août 1944.

Le pont sur le Maravenne, à l’entrée de la route de Valcros, porte le nom du sergent Stanley Bender. Le récit patrimonial local rappelle l’action de sa section de la 3e division d’infanterie américaine pour prendre le passage intact au cours des combats du 17 août.

Après Le Lavandou et Bormes, les commandos d’Afrique, avec le capitaine Ducournau, atteignent également La Londe dans la soirée du 17 août. La progression se poursuit ensuite vers l’ouest : le village libéré ne signifie pas la fin des combats alentour.

Sources : Chemin de la Mémoire — office de tourisme et récit territorial du débarquement — MPM Tourisme.

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Mémoire

Une libération collective

La campagne de Provence engage des unités alliées aux parcours différents. L’armée française reconstituée comprend notamment des formations venues d’Afrique du Nord ; la Résistance intérieure prend aussi sa part dans les opérations et la poursuite des troupes allemandes.

Cette diversité mérite d’être gardée dans le récit. Honorer la Libération, c’est reconnaître celles et ceux qui y ont contribué, sans réduire une campagne entière à un seul chef ou à un seul uniforme.

La prise de Toulon et Marseille, à la fin du mois d’août, puis la progression vers le nord replacent La Londe dans une histoire plus large. La liberté retrouvée ici s’inscrit dans une guerre qui, elle, n’est pas encore terminée.

Sources : Chemins de mémoire — Libérer la France et Septembre–novembre 1944, vers le Rhin.

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Mémoire

Des lieux pour transmettre

La stèle de la Libération, route de Saint-Honoré, conserve la mémoire d’un ancien cimetière de la 1re Division française libre. La fiche patrimoniale rapporte que 117 officiers, sous-officiers et soldats y furent enterrés après les combats, et que des enfants de l’école Jean-Jaurès ont entretenu les tombes après la guerre.

Stèle de la Libération — présentation de MPM Tourisme.

Le chemin mémoriel traverse plusieurs lieux de la commune : ponts, stèles et plaques relient les combats, la Résistance et les habitants morts pour la France. Aux Bormettes aussi, la mémoire du quartier rejoint celle du pays.

Ces lieux ne demandent pas nécessairement un grand discours. Lire un nom, regarder une date, expliquer à un enfant ce qui s’est passé : c’est déjà refuser que tout devienne un décor.

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Mémoire

Commémorer sans confondre les époques

La Londe commémore sa libération le 17 août. Les cérémonies et les fêtes contemporaines racontent la transmission de cette mémoire, pas le déroulement exact de la journée de 1944.

Une photographie de défilé actuel doit être légendée comme telle ; une archive de guerre doit conserver son lieu, sa date et son crédit. Le même soin s’applique aux images comme aux mots.

Les agendas peuvent être actualisés d’une année à l’autre : les prochains horaires et les conditions des manifestations sont à vérifier auprès de la Ville. Cet article est historique ; il ne vaut pas annonce d’un programme à venir.

Notre rôle de média territorial est modeste mais utile : relier les lieux que nous aimons aux histoires qu’ils portent. Et transmettre, sans transformer la mémoire en spectacle.

Sources et méthode

Synthèse historique fondée sur les Chemins de mémoire du ministère des Armées et les notices patrimoniales des offices de tourisme. Dates du débarquement, de la libération locale et des commémorations distinguées. Aucun témoignage de vétéran ni reportage de cérémonie n’est inventé.

Les sources sont liées au fil du texte. Consultation le 10 septembre 2026. Les horaires, disponibilités et programmes peuvent évoluer ; les informations pratiques se confirment auprès des interlocuteurs concernés.

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